Restaurant AG – bistronomie et vins de propriété
EDIT ce restaurant n’existe plus : il a été remplacé en octobre 2017 par un haut lieu du petit déjeuner : Claus PARIS
AG Paris se trouve désormais au 14 rue Mondétour dans le 1er arrondissement.
Le restaurant l’AG a un nom bien mystérieux. La carte laisse entendre qu’il s’agirait du choix aléatoire de deux lettres dans le nom » Art culinaire de St-Germain » …
Et pourtant, il s’agit tout simplement des initiales du chef de cet établissement ouvert depuis quelques semaines et qui ne désemplit pas : Alan Geaam.
Comme indiqué sur la devanture, ainsi que sur la carte, il s’agit donc là de bistronomie et d’art culinaire.
Restaurant AG – ce qu’on y mange
Parcourons ensemble la proposition.
On peut choisir entre plusieurs types de formules, et il y en a pour tous les appétits et pour toutes les envies du moment.
Voici donc la sélection proposée, entrées, plats, et desserts.
Alors je vous le dis tout de suite : non, je ne m’y ferai pas ! A quoi ? A cette mode de description des plats. Nous sommes rentrés dans l’ère de la gastronomie du / ( lisez : « la gastronomie du slash » ) et cela ne me convient pas ! Dès la lecture de la carte, je pressens une superposition d’ingrédients sans lien, sans histoire commune. Je m’attends d’emblée à une juxtaposition, comme si ces gnocchis n’avaient rien à raconter aux pauvres langoustines posées là, juste, à côté, dans l’assiette.
Ou encore cette pyramide yuzu, sablé, meringue, sorbet dont je ne peux juste pas comprendre ce dont il s’agit à cette simple évocation.
Alors nous nous lançons quand même, sceptiques, une fois encore, et comme à chaque fois que nous sommes confrontés à cette apologie du Slash.
Avant même de commencer, on nous sert ce joli amuse bouche : cromexquis foie gras – décidément aussi une tendance du moment, et mousse ou velouté d’asperges.
Puis viennent les entrées. Asperges / jambon / aloé vera. Pris séparément, plutôt gouteux, quant à l’alliance du tout, je reste sur ma faim.
Langoustines/gnocchis/ail , et le lait d’amande, versé sous nos yeux, comme pour créer l’histoire de ce plat en live.
Quant au plat, ayant opté tous les deux pour le turbot / risotto / palourdes, vous n’aurez qu’un seul visuel.
Toujours ce liquide, versé devant nous, pour donner la touche finale. Et j’attire tout particulièrement votre attention sur la présence de petites fleurs, des violettes sans doute, indispensables s’il en est dans une assiette de bistronomie qui se respecte !
Pour vraiment bien comprendre, je concluerai en disant que je n’ai pas pris de dessert. Moi, qui commence toujours par cette page du menu, pour faire ce choix qui conditionne en général tout le reste de mon repas, je n’ai pas pu. Rien d’alléchant, rien qui ne me fasse rêver de saveurs sucrées.
Voilà ! Vous l’aurez compris, tout cela n’est pas pour moi. Je tiens quand même à préciser que le service était parfait, très attentionné. J’ajouterai aussi qu’ayant pris un verre de chablis très vite fini, nous nous sommes vu offrir le deuxième verre pour accompagner le plat. Une attention que j’ai particulièrement appréciée.
Si un jour on arrive à me convaincre de l’intérêt de cette nouvelle vague culinaire, je reviendrai, et j’apprécierai sans doute, peut-être !
AG paris 2 Rue Clément
75006 Paris
01 43 25 77 66
Je préfère aller à la Maison Plisson : c’est plus accessible à mes yeux et ma gourmandise
Ce compte rendu me laisse un peu sceptique. Je vais écouter Madinina et teste la Maison PLisson. Bonne fin de soirée à tous